Benjamin Franklin, la liberté et la securité

NB : ce texte est sans rapport avec mes opinions sur les lois françaises (ou d’ailleurs) passées, présentes ou futures. C’est juste un genre de point Maître Capello de la citation.

Quand on parle des lois sécuritaires, ceux qui s’opposent aux évolutions vers plus de contrôle citent parfois Benjamin Franklin de cette façon : « Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux. » (voir par exemple le tweet qui m’a incité à écrire ces lignes, par @Padre_Pio que par ailleurs j’aime beaucoup lire et que je vous recommande, tiens).

Or sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité, il me semble que c’est ce qu’on fait dès qu’on vit en collectivité, par exemple. Et comme Benjamin Franklin (surtout connu pour avoir offert à Brassens une belle soirée en compagnie de sa voisine) ne me semblait pas tenir de l’anarchiste convaincu, j’ai un peu creusé.

Si j’en crois (et je vais le faire) Wikiquote, Benjamin Franklin n’est pas forcément l’auteur de la phrase (mais bon ça, à la limite, je m’en fous), mais surtout la phrase exacte est “They who can give up essential liberty to obtain a little temporary safety, deserve neither liberty nor safety.”, traduit par « Ceux qui sont prêts à abandonner une liberté fondamentale pour obtenir temporairement un peu de sécurité, ne méritent ni la liberté ni la sécurité. »

« Abandonner une liberté fondamentale pour obtenir temporairement un peu de sécurité », ce n’est pas la même chose que « sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ». Il me semble qu’il est possible d’être en accord avec la version de Wikiquote, sans l’être avec l’autre.